Aromathérapie

Les huiles essentielles

  • L’Aromathérapie est une branche de la Phytothérapie qui utilise, pour soigner, les huiles essentielles (HE), fraction volatile des végétaux. 
  • Ce sont des substances huileuses plus légères que l’eau, non miscibles dans celle-ci, solubles dans l’alcool et tous les corps gras, notamment les huiles végétales (HV). 
  • Elles sont extraites de différentes parties des plantes (fleurs, feuilles, tiges…), soit par entrainement à la vapeur d’eau (alambique) soit par distillation sèche (quasiment jamais) ou alors par un procès mécanique approprié sans chauffage (écrasement des zestes).
  • Les huiles essentielles contiennent de nombreux composants (chémotypes), parfois plus de 200. C’est l’ensemble de ceux-ci dans leurs proportion naturelle respective, qui détermine l’activité et non un principe actif en particulier. Néanmoins, chaque huile essentielle est composée majoritairement par un chémotype, qui en définira les principales indications. 
  • Elles s’utilisent en général diluées, plus rarement à l’état pur, par voie générale ou locale. 

Un peu d’histoire

  • Avicène, Médecin arabe du premier siècle, en parle le premier après avoir distillé l’huile essentielle de rose. Elle parvient en Europe grâce aux Romains puis est très utilisée, notamment au Moyen-Age. Mise un peu de côté après l’arrivée des médicaments de synthèse, elle revient sur le devant de la scène grâce à Maurice Gratefossé au XXe siècle qui crée, vers 1928, le terme d’Aromathérapie. Le Docteur Valnet la développe, puis Pierre Franchomme découvre les chémotypes. Aujourd’hui elle est très utilisée par de nombreux patients et professionnels de santé. 

Voies d’administration

  • Par voie locale (cutanée), à visée générale (sous forme de massages, au niveau des poignets par exemple, après dilution dans une huile végétale) ou locale (pour les pathologies cutanées ou muqueuses. Sous forme liquide après dilution dans un solvant approprié, en ovules gynécologiques, parfois pures).
  • Par voie orale : en dilution sous forme liquide, en gélules, suppositoires, par adsorption sur un comprimé neutre, à faire préparer à l’officine. 
  • Par voie olfactive : à diffuser ou à respirer sous forme d’inhalations sèches (quelques gouttes sur un mouchoir à respirer plusieurs fois par jour) ou humides (quelques gouttes dans un bol d’eau chaude). 

Sécurité des huiles essentielles

  • Il faut toujours utiliser des HE 100% naturelles dont la qualité et la variété sont attestées par chromatographie, ce qui impose de bien connaitre le laboratoire auprès duquel le pharmacien se fournit. 
  • Les HE doivent être conservées en petits flacons de verre teinté, fermés, à l’abri de la lumière dans une boite en carton. Une fois le flacon ouvert depuis plus de trois mois il est préférable de le jeter. Cela vaut aussi pour les huiles végétales. 

Principales indications

  • Les pathologies infectieuses de toute nature, locales ou générales. 
  • Les douleurs : rhumatologiques, traumatologiques, dentaires, céphalées… 
  • En gastro entérologie, dans l’ensemble des troubles fonctionnels et en appoint du traitement des pathologies inflammatoires. 
  • Les pathologies psychiques, hors psychoses, et neurovégétatives. 
  • Phlébologie, hémorroïdes. 
  • En gynécologie : l’équilibre hormonal de la femme, les pathologies infectieuses, la ménopause.

Toxicité

  • Correctement utilisées, elles ne sont responsables d’aucun effet secondaire sérieux, mais leur concentration ne tolère aucune ”fantaisie”. Les risques de banalisation, mésusage, surdosage existent bel et bien. Elles ne devraient être prescrites que par des médecins ou des professionnels de santé habilités. 
  • Un problème à ne pas négliger : actuellement l’automédication sauvage (magasins spécialisés, épiceries Bio, stands sur les marchés…) donne un sentiment d’innocuité aux patients. Nous risquons, à plus ou moins long terme, de voir se multiplier les accidents.

Enseignement et formation médicale continue 

  • La formation se fait comme en phytothérapie dans des écoles privées, ou en faculté de Médecine et pharmacie (DU, DIU). 
  • La formation continue se fait sous forme de congrès et de publications. 

Sites référents

https://www.fondation-gattefosse.org/aromatherapie-clinique/

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